Thibault Van Renne
Thibault Van Renne, founder of the atelier, in front of a hand-knotted carpet from the LEGENDS collection

Notre Histoire

Notre Histoire

De 1974 à aujourd'hui.


En 1974, mon père, Luc Van Renne, est rentré du Moyen-Orient avec des tapis.

Il avait voyagé — et ce qu'il avait vu lors de ces voyages allait façonner notre famille pendant le demi-siècle suivant. Les pièces qu'il rapportait étaient anciennes, nouées main, fabriquées par des gens dont nous ne connaîtrions jamais les noms, mais dont nous pouvions lire le travail dans la laine : la tension des nœuds, les variations naturelles de la teinture, les petites irrégularités que les machines ne produisent pas.

Il a commencé à importer. Discrètement d'abord, puis régulièrement. C'est devenu son métier.

J'ai grandi parmi les tapis — roulés, empilés, étendus à plat. J'ai appris à reconnaître la bonne laine à l'odeur. Quand j'ai été en âge de quitter la maison, la question n'était pas de savoir si je travaillerais avec les tapis. C'était de savoir où j'irais apprendre.

Le Voyage vers l'Est

Alors je suis parti.

Avec mon père Luc Van Renne, lors de notre premier voyage en Iran ensemble — devant le métier d'un tisserand chez qui nous étions venus apprendre.

Iran. Pakistan. Parfois pour des semaines, parfois pour des mois. Je m'asseyais avec les tisserands. Je regardais les bains de teinture monter en couleur. J'ai appris ce que la laine filée à la main donne au toucher comparée au filé industriel, et pourquoi cette différence compte quand on expose un tapis à la lumière du soleil pendant dix ans.

Ce que je suis rentré avec n'était pas un business plan. C'était une conviction : que le tapis noué main — le vrai, celui qui prend presque un an à un tisserand pour être terminé — devenait rare, et que les choses rares méritent quelqu'un qui refuse de les laisser disparaître.

L'Atelier

En 2006, j'ai fondé Thibault Van Renne.

La proposition était simple, et elle n'a pas changé : chaque tapis que nous fabriquons est noué main, sur un métier vertical, par des maîtres tisserands. Nous n'utilisons que des fibres naturelles — laine de l'Himalaya, soie de ver à soie, ortie du Népal. Nous n'utilisons pas de synthétique. Nous ne touffetons pas à la machine. Nous ne finissons pas en usine.

Nous sommes un atelier, pas une marque. Cette distinction compte. Une marque vend ce qu'elle produit. Un atelier produit ce que le travail exige.

Nouage à la main sur un métier vertical — chaque tapis TVR est fait ainsi.

Production — Où, et Pourquoi

Nos tapis noués main viennent de quatre régions, chacune choisie pour ce qu'elle fait de mieux.

  • Népal — tissage tibétain sur métier vertical. La plupart de nos dessins modernes sont noués ici. Le Népal est aussi la seule source de notre fibre d'ortie : prélevée à l'intérieur de la tige d'une plante locale, bouillie dans de l'eau de thé, filée à la main. Elle produit des nuances naturelles qu'aucune teinture ne peut imiter. Nous expédions désormais l'ortie népalaise vers notre atelier en Inde également.
  • Inde — Rajasthan — c'est là que sont noués les plus belles pièces de notre gamme. La laine y est filée et cardée à la main, avec une douceur que le filé industriel ne peut égaler, et les comptes de nœuds les plus élevés que nous produisons y sont possibles.
  • Cachemire — pour les tapis en laine de Cachemire légendaire. Fine, lustrée, célébrée depuis des siècles.
  • Pakistan & Afghanistan — pour nos tapis en laine afghane Ghazni, aux nuances naturelles que la tradition persane appelle abrash : de subtiles variations d'une même teinte au sein d'une seule pièce, appréciées pour le caractère qu'elles apportent. Le tissage se fait sur des métiers en Afghanistan ; la finition a lieu au Pakistan.

La géographie suit le dessin. Le standard, lui, ne bouge pas.

Quelques Premières Mondiales

Dans les années qui ont suivi la fondation de l'atelier, nous avons été les premiers de l'industrie sur un certain nombre de sujets. Chacun de ces sujets est né d'une question de client ou du brief d'un designer — jamais d'un plan marketing.

  • 2012 — Premiers à nouer un tapis main d'après une vraie photographie : Ceci n'est pas LANY, un portrait du DJ belge Maxim Lany — devenu depuis un artiste mondialement reconnu.
  • 2013 — Premiers à concevoir un tapis noué main pour l'extérieur, avec des fibres hydrofuges capables de résister à toutes les conditions météo.
  • 2014 — Premiers à apposer sur chaque tapis une étiquette d'authenticité holographique avec message caché, de sorte qu'un TVR puisse toujours être prouvé comme tel.
  • 2015 — Premiers à tisser un tapis avec plus de 32 couleurs dans une seule pièce, en série avec l'artiste belge Koen Soberon. La même année, premiers à produire un tapis stéréogramme noué main — une surface plane portant une image cachée en trois dimensions.
  • 2016 — Premiers à concevoir un tapis à partir d'imagerie satellite, avec les architectes Brown Davis, exposé dans une galerie d'art renommée à Miami.
  • 2016 — Premiers à offrir à chaque client un suivi de production en direct : photos automatiques au fur et à mesure que leur tapis grandit sur le métier.
  • 2017 — Premiers à filmer notre production en réalité virtuelle, pour que les collectionneurs puissent fouler le sol de l'atelier depuis notre showroom en Belgique.
  • 2018 — Première marque de tapis noué main de luxe à livrer un coffret d'entretien avec chaque commande — la boîte dorée, offerte à chaque client.
  • 2018 — Premiers au monde à nouer un tapis main avec une véritable fibre d'or 18 carats, grâce à une technique de mélange laine-soie-or que nous avons développée en interne.

Une chronologie complète, année par année, sera publiée sur notre page innovation. Nous ne sommes pas pionniers pour le titre. Nous sommes pionniers parce que le travail le demande.

Reconnaissance

La collection « Spaces » a été reconnue deux fois par la communauté internationale du design : lauréate du European Product Design Award en 2020, et Popular Choice winner aux Architizer A+ Awards en 2022. Les Carpet Design Awards de Hanovre ont nommé notre travail à trois reprises — Ceci n'est pas LANY (2012), notre tapis d'extérieur hydrofuge (2013), et notre tapis stéréogramme (2015). Plus récemment, notre LEGENDS — Tenby a reçu une Special Mention aux 2026 Architizer A+Product Awards dans la catégorie Carpet & Flooring.

Ce sont des jalons. Ils ne nous définissent pas. Le tapis posé chez un client, oui.

Collection Spaces — lauréate de l'European Product Design Award (2020) et Popular Choice aux Architizer A+ Awards (2022).

Les Clients Que Nous Servons

Nos tapis entrent dans les demeures de collectionneurs privés en Europe, en Amérique du Nord, au Moyen-Orient et en Asie. Ils sont prescrits par des architectes d'intérieur et des architectes pour des résidences privées, des super-yachts, des avions privés, et des hôtels que vous reconnaîtriez par leur nom — des noms que nous ne sommes pas autorisés à partager.

La confidentialité fait partie du métier.

Éthique

Nous sommes membres de Care & Fair, l'initiative du commerce européen du tapis contre le travail des enfants. Les tisserands avec lesquels nous travaillons — souvent issus de familles qui nouent depuis des générations — sont payés équitablement, travaillent dans des conditions que nous avons visitées et vérifiées, et produisent une pièce en autant de mois qu'il y a un demi-siècle.

Ce Qui N'a Pas Changé

Cinquante ans plus tard, mon père parle encore de tapis à table. Je voyage encore. Chaque nœud est encore noué à la main — aucune machine n'a jamais remplacé cela, et nous ne le permettrons pas. Une pièce prend encore le même nombre de mois qu'il y a un demi-siècle.

C'est précisément le sujet.

— Thibault Van Renne, Fondateur